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Nouvelles acquisitions de la bibliothèque

Livres entrés au 1er avril 2018

Rosa GIORGI : Saints et symboles ; Les clefs pour décrypter

Bien souvent, lorsqu’on se retrouve face à un tableau représentant une scène religieuse, on est bien en peine pour savoir exactement qui est ce personnage avec un lion à ses pieds ou pour distinguer sainte Marthe de sainte Catherine. Pourtant, en peinture et dans les objets d’art, la représentation des saints s’est peu à peu codifiée au cours des siècles et chaque saint possède au moins un élément iconographique qui permet de le reconnaître à coup sûr. Si Catherine se reconnaît par l’épée et la roue qui l’accompagnent, sainte Marthe est souvent représentée avec un trousseau de clés. Quant à ce personnage au lion, c’est saint Marc, l’évangéliste. S’il avait été flanqué d’un bœuf, on aurait pu identifier saint Luc, ou saint Jean s’il avait été accompagné d’un aigle. Grâce à ce petit livre simple et didactique, on pourra décoder ces symboles et identifier environ 120 saints personnages parmi les plus fameux du monde chrétien. Il se présente donc comme un livre de référence facile à utiliser pour tous ceux qui souhaitent lire l’iconographie des saints, comprendre les histoires relatées par tant de peintures et d’œuvres d’art et se réapproprier un pan gigantesque de notre culture. Éditions de la Martinière - 2011 - 418 pages

François CASSINGENA-TRÉVEDY : Cantique de l’infinistère ; A travers l’Auvergne

La personnalité si singulière de l’Auvergne fait d’elle un monde à part depuis des siècles. Avec des paysages parmi les plus beaux de France, elle est habitée par un peuple fier et riche de vie intérieure qui préserve un contact intime avec la terre et les animaux. À l’automne 2015, François Cassingena-Trévedy a arpenté en solitaire les chemins de randonnée du massif sauvage du Cézallier. Il nous livre ici le récit de sa marche. Le vent, la neige et le froid sont vaincus par l’enchantement au contact d’une nature devenue une compagne aimée. Lors des étapes en des gîtes, il cherche à rencontrer les rares habitants de la région. Accueilli dans leur vie familiale, il trace d’eux, paysans ou aventuriers, des portraits truculents d’où se dégage un humour généreux. De courtes citations liées aux événements vécus accompagnent son itinérance et, parfois, d’une langue lyrique, il s’élance en des éloges inspirés sur la marche, les pieds ou le sacré, qui prend alors une dimension inattendue. À travers la sensibilité de l’auteur, l’Auvergne apparaît sous un jour nouveau et le lecteur ne saurait résister à l’envie de découvrir volcans, forêts ou pâturages décrits avec un enthousiasme communicatif. Éditions Desclée de Brouwer - 2016 - 175 pages

Bernard Pouderon, Jean-Marie Salamito, Vincent Zarini : Premiers écrits chrétiens

Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du Ier siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du IIe et du IIIe siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. – Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Écrits : les auteurs, « Pères de l’Église » pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une œuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu’ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l’hellénisme, à moins qu’elles n’aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l’Ancien Testament offre l’archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, « immerger », devient « baptiser » ; ekklesia, « assemblée », signifie désormais « église ». Chrétiens : la période est celle de l’autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d’Antioche. C’est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d’avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Écritures, des doctrines qui formeront le dogme de l’Église « catholique », c’est-à-dire universelle. Naissance d’une religion, d’une Église, d’une littérature. À la fin du Ile siècle, sous l’œil des « païens » et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l’Église est en passe d’unifier ses usages et d’installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c’en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d’une manière extraordinairement vivante. Bibliothèque de la Pléiade Éditions Gallimard - 2016 - LXVI-1579 pages

Martin de Braga : Œuvres morales et pastorales

Source importante sur l’Espagne à l’époque wisigothique et sur l’Église du royaume suève au milieu du VIe siècle, les œuvres de l’évêque Martin de Braga sont ici traduites pour la première fois en français, dans leur quasi totalité. Martin, né en Pannonie, après une longue pérégrination en Orient exerce son apostolat (552-579) en Galice, dans un royaume « barbare » situé à l’extrémité nord-ouest de la péninsule ibérique : après y avoir fondé le monastère de Dumium, il devient évêque de Braga, puis métropolitain de la province, où il jouit d’un grand prestige auprès de ses collègues évêques et du jeune roi catholique Mir. C’est à ce dernier qu’il adresse la Règle de la vie vertueuse, sorte de « miroir » du prince chrétien idéal, au centre du « plan d’évangélisation » que semble suivre son oeuvre, écrite en latin : d’abord, trois traités ou sermons moraux fondés sur la loi naturelle (Pour repousser la jactance, De l’orgueil, De la colère), puis, après la Règle, une Exhortation de l’humilité, en tête d’un second groupe d’écrits pastoraux fondés sur la loi divine (Réformer les paysans, De la triple immersion, De la Pâque), couronné par trois poèmes de belle facture, dont un Epitaphium qu’il s’est composé lui-même. Stimulé par ses modèles littéraires – Sénèque surtout –, aussi bien qu’aimanté par l’exemple d’un autre Martin – celui de Tours –, « l’apôtre des Suèves » se révèle ici à la hauteur de sa réputation d’écrivain inspiré. Sources chrétiennes Éditions du Cerf - 2018 - 370 pages

Jérôme : Douze Homélies sur des sujets divers

À côté des Homélies sur les Psaumes ou des Homélies sur Marc, dont l’ unité se constitue autour du livre biblique commenté, ces douze Homélies sur des sujets divers témoignent des différentes facettes de la prédication de Jérôme à Bethléem. On y retrouve certes le savant exégète, attentif à souligner les traits majeurs et l’enseignement spirituel qu’ on peut tirer de la lecture du jour. On y perçoit également l’ enthousiasme du chrétien lors de la célébration des grandes fêtes de l’ année liturgique – Noël, Épiphanie – et singulièrement au jour de Pâques, ce « huitième jour » qui inaugure les temps nouveaux. On y entend surtout le supérieur du monastère qu’ il a fondé s’ adresser spécifiquement à ses moines pour leur rappeler, chaque fois qu’ il est possible et dans deux homélies qui leur sont plus particulièrement consacrées, les exigences du « saint propos » qu’ ils ont librement choisi et auquel il ne leur appartient plus de renoncer. C’ est ainsi un Jérôme, certes sévère et rigoureux, mais aussi fraternel et soucieux des besoins de son auditoire, qui se découvre ici. Sources chrétiennes Éditions du Cerf - 2018 - 234 pages

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